Dictons de la Saint-Jean

Cette fête estivale de la Saint-Jean, a donné lieu à d’assez nombreux dictions et proverbes:
– « Eau à la Saint-jean ôte le vin et ne donne pas de pain »,  » De Saint-Jean la pluie, en fait noisettes pourries »
– « Pluie à la Saint-Jean, enlève noisettes et glands »
– « À la Saint-Jean, verjus pendants (raisins) »
– « À la Saint-Jean, tout oiseau perd son chant ».
– « Si les pluies de la Saint-Jean ne se font pas avant, elles se font après ».
– « S’il pleut le jour de la Saint-Jean, on dit que « puisque Saint-Jean pleure, Saint-Pierre (29 juin) rira ».
« Geourgot, Marcot, Philippot, Crousot et Jeannot sont cinq malins « gaichenots » (garçons) que assant souvent noues goubelots( verres) ». Cela veut dire que Saint-Georges (23 avril), Saint-Marc (23 avril); Saint Philippe (1er mars); Sainte-Croix et Saint-Jean, quand ces fêtes ne se célèbrent pas par beau temps, sont nuisibles aux vendanges.
Du mois de juin, en général, on croit que s’il est pluvieux, il « vide celliers et greniers », et malheureusement, il l’est souvent.
À Mouthiers, on prétend qu’en juin, « la pluie tombe de deux jours l’un », mais s’il est beau, c’est le mois bienfaisant, celui qui arrange, qui joint tout, et qui au point de vue des récoltes, répare le mal qu’ont pu faire les autres mois.

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Mener une vie de bâton de chaise

Aujourd’hui, la chaise repose sur le sol grâce à quatre supports, mais le siège n’a pas toujours été statique.images
Des hommes levaient et mettaient à terre deux grands bâtons au centre desquels était suspendue une cabine qui abritait les nobles ainsi transportés.
Fatiguant, ce travail laissait peu de place à la fantaisie.
Peu à peu, la conscience commune n’arrivait plus à dissocier la vie de ces porteurs aux mouvements incessants qu’ils faisaient pour leur travail.
L’expression illustrait donc une existence dissolue, sans la moindre stabilité.

L’œil de Lucie

Lucie était la fille d’une famille noble qui obtint, à force de prières, au IVe siècle, la guérison de sa mère atteinte d’une maladie incurable.
Parce qu’elle avait réussi, elle s’arracha les yeux et les jeta à la mer pour ne pas être détournée de sa foi par les hommes mais la Vierge Marie eut connaissance de ce sacrifice et lui rendit la vue en lui donnant des yeux encore plus beaux et plus lumineux qu’auparavant.turbo-rugueux
Depuis cette époque, le coquillage « turbo rugueux » est surnommé « œil de Sainte Lucie » en raison de son opercule qui rappelle un globe oculaire. Ramasser ces coquillages et les conserver sur soi favorise la chance et, surtout, éloigne le mauvaise œil.

« Se cogner le petit juif »

Signification: se cogner douloureusement le coude
Cette expression française du milieu du XXème siècle reste relativement étonnante et a presque totalement disparu aujourd’hui vu le flou qui subsiste quant à ses origines. Elle remonterait dit-on à l’époque où les marchands de tissu et d’étoffe étaient majoritairement de confession juive.
Le vendeur enroulait le tissu autour du bras pour calculer la mesure, une mesure qui correspondait à la distance qui séparait la main du coude. Cette méthode exigeait des allers-retours de bas en haut. Or, il arrivait fréquemment que ce dernier se cogne le coude contre l’étalage et la douleur ressentie était tellement vive qu’il gesticulait pensant la faire disparaître.
Il s’agissait alors d’un spectacle qui amusait beaucoup les acheteurs qui finirent par rebaptiser le coude « le petit juif »
Situé sur le bras, le nerf ulnaire longe tout le membre supérieur. Au moindre choc, un fourmillement ou un coup de jus électrique se répand.   Dans la société du Moyen Âge, le clergé interdisait aux juifs de cultiver la terre ou de manier les armes. Spontanément, ils se regroupaient dans les commerces, principalement dans les merceries et métiers du tissu. Lors des fréquentes mesures, leur coude se cognait souvent contre le comptoir

De Grand-Charmont au prix Nobel

Couple mythique de physiciens français, Pierre et Marie curie ont été les pionniers d’un domaine encore inexploré: la radioactivité.
On leur doit notamment la découverte du radium et du polonium.
Ce qu’on sait moins, voire pas du tout, c’est que Pierre Curie, né et mort à Paris (1859-1906), avait des origines comtoises.
La généalogie enracine sa famille paternelle à Grand-Charmont,( Doubs= commune périphérique de Montbéliard.
Elle nous apprend l’existence, au XVIIIe siècle, d’un dénommé Pierre Curie, capitaine dans un régiment étranger.
Le cursus scientifique de la famille se précise avec Paul, fils du précédent.
Né à Grand-Charmont, il meurt à Londres en 1853. Après ses études de médecine, il exerce à Mulhouse puis à Paris avant de franchir la Manche.. Il demeure dans la capitale britannique jusqu’à sa mort.
Le grand-père du célèbre physicien ne se contente pas de soigner les patients anglais, il fonde un hôpital et crée la première société d’homéopathie.
Il était tentant de relier directement Pierre à Paul, faisant du découvreur du radium , le fils du fondateur de l’homéopathie.

DSC03242 (1) (école Pierre Curie à Grand-Charmont) )

Quelques expressions des jeunes (5)

Tchatcher : séduire, période du flirt
Tchip : bruitage vocal marquant la désapprobation
Tchoin : un peu comme keh, en version plus soft : une fille facile
Thug : caïd, le boss du quartier
Tease : alcool ; teaser : boire plus de que raison
Tèj : jeter ; « se faire téj » : se faire jeter, se faire plaquer, engueuler
Tepu : pute en verlan, pas forcément employé au sens de « Marie couche toi là », mais plutôt dire à quelqu’un que quelque chose ne se fait pas
Textoverti: Un textoverti est quelqu’un qui parle beaucoup par messages, mais n’a plus rien à dire une fois que vous le rencontrez en vrai. Extraverti dans les textos, en somme.
Tg : ta gueule
TKT : abréviation de « t’inquiète », pour rassurer son interlocuteur
Toz : refus direct/catégorique
Trankil (ou trkl)
Troll : réaction disproportionnée ou stupide à un propos, le troll traîne souvent sur les forums
Twerk (ou twerker) : sorte de ***danse*** qui consiste à tortiller du cul de façon très rapide histoire de mettre en émoi les hormones des spectateurs masculins
Victimiser : rabaisser voire humilier une personne, en faire sa victime
Wallah : jurer (avec connotation religieuse, en jurant avec l’appel de Dieu comme témoin, en gros)
Wam : verlan de moi
Wesh (ou wsh) : peut signifier une sorte de « bonjour, bien ou bien (= ça va) ? », ou également pour parler d’un jeune de banlieue (synonyme de cousin utilisé en ce sens également)
Yomb : énervé
Zakariade: grand pet, qui sent mauvais.
Zbeul désigne le désordre provoqué, le bazar voire le chaos.
Zoulette : fille habillée trop vulgaire, ou à la mode de banlieue
Zouz : fille, femme ; si précédé par un possessif, veut dire ma femme, ma meuf