Pour lutter contre le froid

En hiver, lorsque vous devez demeurer dehors longtemps, placez d’abord vos pieds dans des sacs de plastiques avant de les glisser dans vos bottes.
Les sacs isoleront vos pieds du froid.

Publicités

La colle Cléopâtre

Si on vous parle de la colle Cléopâtre, ça vous dit quelque chose?
Vous ne savez plus trop! ah, ça y est! vous avez trouvé, l’odeur vous arrive comme par magie dans le nez avec, en plus, les images qui vont avec: votre école, votre classe et surtout ce trou prévu pour l’encrier il y a 50 ans .
Le couvercle était muni d’une petite spatule que nous rendait tout de suite artiste, tellement il fait être minutieux pour ne pas obtenir de bons gros pâtés bien gras ou faire de la feuille encollées une véritable sculpture de papier mâché! Colle-Cléopatre-800x640
Dans les années 80 le couvercle orange devient bleu, et cette révolution marquera les mémoires de tous les écoliers français.

Quelques gourmands (nous étions plutôt des inconscients) allaient jusqu’à imaginer que cette colle à l’odeur délicieuse, odeur de pâte d’amande, était aussi bonne qu’elle sentait bon.
La colle Cléopâtre est de retour, vous la trouverez sur Internet.

L’accordéon, instrument de joie populaire

Associé à certains événements marquants de l’Histoire, des Congés payés de 1936 aux bals de la Libération,l’accordéon demeure l’instrument de musique emblématique de la culture populaire.Dans la mémoire collective, il personnalise le temps des guinguettes et du « baluche ou « baloche » des fêtes des Conscrits et du 14 juillet: il renvoie au cinéma d’avant-guerre de Renoir et de Carné, à la chanson populaire de Piaf ou de Brel « chauffe Marcel, chauffe » lancé à Marcel Azzola dans sa chanson Vesoul.
Il ne faut pas croire pourtant que cet instrument n’exhale qu’une mélodie nostalgique.
Il est aujourd’hui bien vivant, dans nos départements franc(comtois comma ailleurs. Nombreux y sont les pratiquants amateurs, de tout $age, pour qui l’accordéon est avant tout une passion synonyme de partage, de convivialité et de joie.
Dans l’histoire de la musique, l’accordéon est un instrument relativement récent.
Un Autrichien, Cyril Demmian, facteur d’orgue et de piano à Vienne, dépose le brevet d’un nouvel instrument, baptisé « accordéon ». D’Autriche, il se répand dans toute l’Europe et arrive à Paris vers 1830. Il est au départ réservé à une clientèle aisée, bourgeois et nobles, l’accueillent avec enthousiasme dans leurs brillants salons. Après 1850, il se propage dans les villes
Dans le Paris insouciant de la Belle époque, il séduit chansonniers et artistes des cabarets de Montmartre, enflamme les bistrots des Bougnats auvergnats et accompagne la sortie dominicale des bords de Marne ou de Seine.
Le monde rural succombe lui aussi à l’irrésistible attrait de l’accordéon. À partir des années 1900, il supplée progressivement l’instrument traditionnel des campagnes qu’est le violon.
Cette popularisation s’explique par ses qualités: solide, peu encombrant, toujours accordé, d’une portée sonore suffisamment puissante pour jouer en plein air et d’un apprentissage relativement aisé comparé au violon. Certes, il était et il demeure « cher ». En 1930, on disait qu’il valait le prix d’une vache, mais réunissant harmonie, mélodie et rythme, c’est un instrument qui se suffit à lui(même. LE-MIN~1

Le passage des petits ramoneurs

Le retour de l’hiver annonçait dans les campagnes et les montagnes d’autrefois de longs mois d’inactivité, une sorte de chômage forcé.
Les familles nombreuses devaient affronter de difficiles conditions d’existence.
Pour y faire face et subvenir aux besoins du quotidien, les hommes se faisaient colporteurs et les enfants devenaient ramoneurs, parfois dès l’âge de six ans.
C’était un dur métier, marqué par une hiérarchie établie entre les enfants: l’ainé commande un groupe et partage la recette), des conditions de travail éprouvantes (les genouillères qui servent à ramper à la verticale dans les cheminées en témoignent) et l’absence de contrôle: les enfants sont livrés à eux-mêmes dans le meilleur des cas, soumis aux caprices d’un patron tout-puissant dans le pire.
Les journées de travail étaient longues.
Les petits ramoneurs devaient racler les conduits de fumée à l’aide d’outils rudimentaires. Ils respiraient la poussière, avalaient la suie, s’écorchaient et se brûlaient la peau, se brisaient les os mais ils vivaient aussi l’aventure au sens propre du terme, goûtaient à la liberté, effectuaient un véritable parcours initiatique et ils revenaient à la maison au printemps, juste pour les travaux des champs, fiers de leur réussite, contents de rapporter quelque argent. ramoneur2 (http://www.histoire-en-questions.fr/metiers/ramoneurs.html)
La profession du ramoneur a pris un essor tout particulier au XVIIIe siècle avec la multiplication des cheminées en ville et leur agrandissement qui permet le passage en ville et leur agrandissement qui permet le passage d’une personne de petite taille.
La révolution industrielle du XIXe siècle n’a fait qu’accélérer le mouvement mais bien vite des voix se sont élevées sur le sort réservé à ces enfants.
Des mesures de protection ont été prises. La réglementation s’est faite plus sévère.
Parallèlement, le métier a évolué avec les nouvelles techniques de ramonage telles que le « hérisson télescopique » ou l’apparition d’autres moyens de chauffage.
Il faudra attendre le milieu du XXe siècle pour que les petits ramoneurs cessent définitivement leur activité et restent au pays afin d’exploiter un filon promis à un grand avenir: l’or blanc.